Saint-Leu · La Réunion
L’Anthurium
Table gastronomique face au lagon. Vingt-quatre couverts, trois menus, une carte réécrite chaque lundi.
- Mercredi → dimanche
- Déjeuner 12 h — 13 h 30
- Dîner 19 h 30 — 21 h
- 24 couverts
Bienvenue
Une maison de bois et de chaux, ouverte sur le lagon.
L’Anthurium est né de l’entêtement d’Élodie et Nathan Payet : vingt-quatre couverts, deux services, et une seule carte — écrite le lundi, selon ce que la mer et les Hauts ont donné.
La salle tient dans l’ancienne case du chemin de la Pointe au Sel : plancher de tamarin, murs à la chaux, tables de bois nu. On entre par le jardin, on mange face à l’eau, et le service se fait à voix basse.
Chaque semaine, un anthurium coupé à Salazie est posé sur chaque table. C’est peu de chose, et c’est tout le propos de la maison : le littoral et les Hauts dans la même pièce.
- 24 couverts, deux services
- 40 mètres jusqu’au lagon
- 5 producteurs, tous nommés
La cuisine
Une cuisine d’auteur, née du lagon et des Hauts.
Nathan a passé douze ans en métropole avant de revenir cuisiner l’île qu’il connaissait mal. Sa cuisine est créole de mémoire et française de méthode : un jus de tête au piment vert, un beurre noisette à la vanille de Bras-Panon, une vieille rouge pêchée à la ligne le matin même.
Trois menus, aucune carte à choisir : cinq, sept ou neuf temps. Ils changent le lundi, et personne — pas même Élodie — ne sait le vendredi ce qui sera servi la semaine suivante.
Le service
L’art de recevoir, version Élodie.
Élodie mène la salle et la cave. Formée en sommellerie à Bordeaux puis revenue à Saint-Leu, elle accorde les menus avec des vins qu’on trouve rarement sur l’île — et depuis deux ans, avec des infusions de brèdes et des kombuchas de goyavier qu’elle prépare elle-même.
Elle prévient toujours de la même façon : « Vous me dites ce que vous n’aimez pas, je m’occupe du reste. »
Une destination
On ne vient pas à Saint-Leu pour une heure.
Deux heures au déjeuner, deux heures et demie le soir : un menu prend le temps qu’il faut, et la maison ne sert qu’un seul tour de tables par service. Le reste — la Pointe au Sel à dix minutes, les cascades des Hauts, le lagon au petit matin — fait le voyage.
La varangue
Aux beaux jours, la table sort sous le manguier.
De septembre à avril, six tables passent sous la varangue, à l’ombre d’un manguier plus vieux que la case. On y sert le déjeuner et, les soirs sans alizé, le dîner jusqu’à la nuit tombée.
Il n’y a pas de musique. Il y a le vent dans les filaos et, au loin, la barre du récif.
Producteurs & territoire
Cinq noms, et rien qui vienne de plus loin que l’île.
La liste tient sur une page et elle est affichée à l’entrée. Quand un produit manque, le plat disparaît du menu ; il ne se remplace pas par un équivalent venu d’ailleurs.
- Rico Nativel Saint-Leu Vieille rouge et bonite, pêche à la ligne
- Ferme Bègue Le Tampon Cabri et pois du Cap
- Coopérative de Bras-Panon Bras-Panon Vanille noire
- Jardin Kréol Salazie Chouchou, brèdes, anthuriums
- Verger Payet Saint-Joseph Letchis et ananas Victoria
Réserver
Composez votre table.
Choisissez le menu, l’accord et le jour : la carte se compose à mesure, et le prix avec elle.
Galerie
La maison, en douze images par an.